Cartographie des potagers de Bruxelles

Extrait d’un article paru sur la RTBF, publié le mercredi 18 avril 2018

« A Bruxelles, il existe environ 324 potagers collectifs. C’est le constat qu’a fait tout récemment Mathieu Simonson, auteur d’une carte interactive des potagers de Bruxelles. Si ces dernières années leur nombre a augmenté, leur situation reste précaire.

Après un an de recherches, Mathieu Simonson, membre actif du Forum des Jardiniers est arrivé à un constat: il y a environ 21 potagers menacés de disparition dans la région bruxelloise. Il a réalisé et publié une carte interactive non exhaustive recensant les différents potagers existants, ceux menacés de disparition et ceux qui ont disparu depuis 2011.

Au total 42 potagers ont été détruits en 7 ans, en grande majorité à cause de constructions immobilières. »

Si vous avez des informations supplémentaires sur ces potagers ou si vous en connaissez qui ne sont pas référencés, n’hésitez pas à nous envoyer un mail à info@tuiniersforumdesjardiniers.be. Nous adapterons la carte.
Bonne découverte!

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Exposition de Satoru Toma

Du 19 avril au 9 mai 2018
Au Hangar Art center Gallery
18, place du Châtelain
1050 Bruxelles


Satoru Toma
(Gumma, Japon, 1976) est un artiste japonais vivant à Bruxelles. Ayant étudié la littérature à l’université de Tokyo, il décide en 1998 de partir en Europe et de commencer un travail artistique. Tel un chat, il s’est mis à errer afin de découvrir sa nouvelle ville, Bruxelles. C’est ainsi qu’a démarré son projet photographique sur les paysages et les limites du territoire de la ville. Pour avril, le Petit Hangar expose une série de ses photographies explorant des espaces oubliés, notamment des potagers communautaires, dont les potagers Navez. Parallèlement à ce travail photographique, Satoru fait de la calligraphie, une pratique ancestrale à la croisée entre l’écriture et le dessin. Il lie celle-ci à la danse et à la performance. Dans le cadre de son exposition, Satoru Toma organisera un atelier de calligraphie.

 

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« Terres des Villes. Enquêtes potagères de Bruxelles »

Nous avons aujourd’hui le très grand plaisir de vous annoncer la sortir du livre : Terres des Villes. Enquêtes potagères de Bruxelles aux premières saisons du 21ème siècle » avec un chapitre consacré aux jardins Navez.

 » Depuis quelques années, on voit surgir dans les villes des expériences qui renouvellent sur des modes collectifs la tradition des anciens potagers urbains. En se glissant dans les interstices de la ville, sur des terrains oubliés, dans l’angle mort de barres d’immeubles ou sur les toits des bâtiments, elles interrompent « le long orphelinat » des bâtiments sans âme dont la fureur immobilière a le secret. À partir de Bruxelles, où existait une tradition de maraîchage spécialisé et de jardins ouvriers, l’ouvrage retrace l’histoire de la ville nourricière et des combats qu’elle suppose, et témoigne des expériences nouvelles, quelquefois victorieuses du béton, le temps de reprendre son souffle et sa bêche. »

C’est donc le moment venu de le diffuser, de s’en emparer et de le faire vivre dans les débats publics… Ce printemps, plantons un livre !

A cette occasion, nous sommes heureux/ses de vous convier à boire un verre avec nous, échanger, et découvrir le livre

Le jeudi 19 avril à 18h30
au café l’Eau Chaude
Rue des Renards 25
1000 Bruxelles (Marolles)

et le mardi 8 mai à 19h
à la Librairie Par Chemins
rue Berthelot 116 à 1190 Forest

Au plaisir de vous y voir,
Livia Cahn, Chloé Deligne, Noémie Pons-Rotbardt, Nicolas Prignot, Alexis Zimmer et Benedikte Zitouni du groupe de recherche écologies de Bruxelles.

D’autres dates:

Mardi 17 avril à 18:30, Benedikte et Chloé donnent une conférence intitulée: « Les potagers bruxellois: quels devenirs écologiques? » à Bozar.
Pour un peu plus d’info et pour réserver des places :
https://www.bozar.be/fr/activities/140100-les-potagers-bruxellois-quels-devenirs-ecologiques

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Transmigration des plantes

Mercredi 22 novembre 2017

Vous vous rappelez comme il faisait beau ce jour là?
Avant la vente du terrain, son nettoyage par Infrabel, nous avons procédé à la transmigration des plantes du jardin navez: quelques arbustes (amélanchiers, noisetiers, fusain, églantiers, groseilliers, saules…), plantes fétiches, fraisiers, herbes aromatiques, simples, sans oublier les totems, le four à pain/pizza…
Direction la friche Josaphat – avenue Gustave latinis, 152 – 1030 Schaerbeek.
Merci aux ami.e.s: Tim, Lennart, Alessandra, Mathieu, Bibiane, Yacine, Philippe, Go, Charli, Aurélien, Goyace, Arthur et les enfants Attila, Camille, Ilya.
Photos en ligne made by Marie Ringlet : https://www.flickr.com/photos/27665476@N00/albums/72157664333238058

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le jardin c fini

ce n’est plus un problème de pollution (l’IBGE a levé l’interdiction d’accès au site, les risques liés à la pollution étant finalement « tolérables pour les personnes »)  mais un problème d’accès puisque Infrabel veut fermer ce site devenu »stratégique » suite à la construction de deux nouveaux transformateurs : « contrôler, sécuriser, coût, terrorisme ».
ils ont dépensé 16000euros en caméras…

on aura eu de bons moments,
on aura tourné un film merveilleux,
on aura participé à l’édition d’un livre sur l’agriculture urbaine
à BX (à paraitre en 2018)
on ne se sera pas ménagé

navez(PAS)possibles?

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« Depuis plus d’un siècle, à la suite de l’industrialisation et du processus d’urbanisation, la ville s’est affranchie peu à peu de son territoire, jusqu’à devenir un monde à soi. Une création entièrement artificielle, autonome, ennemie jurée du monde naturel. Elle n’est désormais composée que d’espace froids, inhospitaliers, tous semblables les uns aux autres, au point qu’on aura bientôt du mal à distinguer les quartiers modernes de Londres de ceux de Manchester ou de Berlin. Ces endroits anonymes, ineptes, faits pour la foule et non pour l’individu, ne sont que des substituts de ce qu’étaient autrefois les lieux de la vie humaine. Ils découlent d’une idée abstraite, et donc déshumanisante, de l’homme.
Ainsi la ville ne répond plus qu’à des des critères de fonctionnalité, les seuls que l’esprit bourgeois soit en mesure de concevoir. Le besoin que nous avons de vivre dans un monde significatif, capable d’exprimer l’esprit profond du lieu et celui de la communauté humaine qui l’habite, la ville ne sait plus le prendre en compte. Quand au besoin de proximité avec la nature, on y répond en plantant d’horribles plates-bandes fleuries et des alignements de platanes maladifs dans les rues et devant les bâtiments publics, ou bien en aménageant ces succédanés de jardins qu’on appelle « parcs urbains ».

Extrait de « Le Jardin perdu », de Jorn de Précy – 1912

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Une trentaine de Roms expulsés d’un terrain jugé dangereux

Belga
Publié le mardi 05 septembre 2017 à 14h44

Les forces de l’ordre ont expulsé mardi une trentaine de Roms qui occupaient, depuis novembre 2016, des cabanes installées dans les jardins potagers de la rue Navez, à Schaerbeek, a appris Belga auprès du collectif « Plan B », qui regroupe notamment des jardiniers, des apiculteurs et des riverains. Les autorités justifient cette expulsion par des raisons de sécurité, puisqu’un chantier, une installation électrique, a été lancé à une cinquantaine de mètres du camp. Bruxelles Environnement a en outre interdit l’accès à ces terrains car des substances polluantes ont été détectées dans le sol.

« La police est arrivée sur les lieux vers 06h30 pour évacuer la trentaine de Roms qui occupaient des cabanes des jardins potagers de la rue Navez », a indiqué à Belga Clémentine Delahaut, membre du collectif « Plan B », qui regroupe des jardiniers, apiculteurs, riverains, chercheurs et associations. « Il s’agit de familles originaires de Roumanie et qui ne se sont jamais plaintes de leur vie ou de leur condition. Certaines d’entre elles travaillaient. »

Des substances polluantes

Les jardins potagers d’1,2 hectare sont situés sur un terrain enclavé entre la rue Navez et les voies ferrées. Depuis les années 1930, des jardiniers y cultivent fruits et légumes sur des petites parcelles.

« Un récent rapport d’analyse de sols a mis en évidence la présence de substances polluantes comme l’amiante, le plomb, le zinc et de l’amiante sous forme de plaques. Cette étude, utilisée comme prétexte pour expulser les Roms, n’a toujours pas été portée à notre connaissance », s’insurge Clémentine Delahaut.

Le collectif « Plan B »

Malgré l’accès désormais interdit au terrain pour cause de pollution, le collectif « Plan B » entend continuer à faire de ce lieu un espace semi-public et un vecteur de liens sociaux pour les riverains. Ces derniers craignent d’ailleurs que la fermeture du terrain n’engendre notamment de la délinquance et des dépôts clandestins.

« Les jardins potagers de la rue Navez constituent le seul espace vert dans un quartier densément peuplé et ils ont été fermés le 15 mai dernier pour une durée indéterminée. A partir de mardi, une barrière sécurisée empêchera l’accès au site. Nous sommes bien conscients des risques liés à la pollution du terrain mais plutôt que d’imposer sa fermeture, une concertation avec les usagers aurait pu permettre de trouver une solution plus juste et durable pour ceux-ci sans que leur santé ne soit pour autant menacée », soulève Mme Delahaut.

Une proposition

Le collectif « Plan B » propose comme alternative de poursuivre le projet pilote de dépollution du sol par les plantes et les champignons. Il souhaite également continuer ses activités de compostage afin de sensibiliser les citoyens à ces méthodes de recyclage, et poursuivre la culture en bacs, l’apiculture et l’organisation de moments conviviaux afin d’améliorer la qualité de vie du quartier.

Lien vers article paru sur la RTBF/info
et repris dans la Capitale, La libre, Le soir.

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Cosmos

Ballade à chantonner pour le réenchantement:

They say Garden Navez’s wildflowers have died / but I saw Navez in a dream last night / and all the roses started to bloom / when I stepped into the garden.

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Faux-bond sur le terrain

Image Marie Ringlet

Chaque parti politique cherchant à « restaurer la confiance » des citoyen.nes y va de sa consultation populaire. Nous sommes tous et toutes invité.es à « donner notre avis », à participer à leur renouveau, à concevoir pour eux l’algorithme-parfait-et-auto-adaptatif-de-la-synergie-avec-les-citoyen.ne.s; tout en évoquant le pragmatisme nécessaire au respect de ce qu’on appellera ici « la conjoncture ».

Continuer la lecture de « Faux-bond sur le terrain »

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Bressoux : les jardins potagers du Logis social pollués

Les jardins se situent sur le plateau du Bouhay à Bressoux, un quartier populaire de Liège.
Etendu sur six hectares, c’est le potager collectif le plus important de Wallonie. Le terrain appartient au Logis Social qui l’a concédé en 1930 à la Ligue du Coin de Terre. Et depuis 300 jardins sont proposés en location aux familles du quartier.
Une analyse des sols démontre la présence de contaminanation en plomb, cuivre, zinc, cadmium, mercure, arsenic et hydrocarbures.

http://www.rtc.be/video/info/environnement/bressoux-les-jardins-potagers-du-logis-social-pollues-_1495781_325.html

L’article paru dans le Vif, juillet 2017: http://www.navezpossibles.net/liege_pollution_levif072017/

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ARBRHORLOGERIE Navez Possible(s)

Sukses Produktie (Matthieu Ha et Cayo) présentera l’histoire complète au Festival Brik a Brac le 17 juin 2017 à partir de 14h00.
@La Baraque à la brique du 60 rue Gallait – Schaerbeek

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